Loi fiscale: baisser les impôts !

Philippe Nantermod

Philippe Nantermod

Loi fiscale: baisser les impôts !

Chaque année, le Crédit Suisse épingle le Valais comme un de plus mauvais cantons en matière d’attractivité des entreprises. En cause notamment, le force du taux de l’imposition du bénéfice des entreprises.
Comme à Neuchâtel, Fribourg ou Jura, je propose de diminuer par palier l’impôt sur le bénéfice pour atteindre un niveau très attractif. Il suffirait d’attirer une seule grande entreprise pour combler le déficit de recettes et créer massivement des emplois pour les Valaisannes et les Valaisans.
A l’heure où les cantons de Vaud et de Genève parlent de surchauffe et tente de limiter le nombre de nouvelles entreprises qui s’établissent sur leur territoire, le Valais doit profiter d’une opportunité exceptionnel qu’il peut financièrement se permettre.

Les deux amendements:

Art. 89 (II. Calcul de l’impôt : 1. Sociétés de capitaux et sociétés coopératives)
b) 8 et demi pour cent de 150’001 francs et plus, dès l’année fiscale 2013 ;
c) 7 et demi pour cent de 150’001 francs et plus, dès l’année fiscale 2014 ;
d) 6 et demi pour cent de 150’001 francs et plus, dès l’année fiscale 2015 ;
e) 5 et demi pour cent de 150’001 francs et plus, dès l’année fiscale 2016 ;
f) 5 pour cent de 150’001 francs et plus, dès l’année fiscale 2017.
Art. 180 V. Taux d’impôt des personnes morales
Les taux de l’impôt sur le capital des personnes morales, sur le bénéfice et, le cas échéant de l’impôt minimum, sont les mêmes qu’à l’impôt cantonal. Les taux de l’impôt sur le capital des personnes morales, sur le bénéfice et, le cas échéant de l’impôt minimum, sont les mêmes que l’impôt cantonal, à l’exception de l’impôt sur le bénéfice des sociétés de capitaux et des sociétés coopératives au-delà de 150’001 francs, qui est fixé à 9 et demi pour cent.

Commentaires

  1. Philippe, si tu veux encore raffermir tes certitudes sur la responsabilité individuelle des personnes (morales en l’occurence), je te conseille le documentaire de ARTE de mardi soir (visionnable une semaine sur arte.tv) « Nestlé et le business de l’eau en bouteille »

  2. Je ne partage pas du tout votre point de vue sur le marché. Peut-être jugez-vous que certains marchés fonctionnent mal. Une chose est sûre, ils fonctionnent encore plus mal lorsque l’Etat s’en mêle.
    Je n’ai pas votre prétention et je ne me permets pas d’évaluer mes compétences en droit au regard des vôtres. Rassurez-vous, je ne suis pas complètement ignare en économie.
    Contrairement à ce que vous affirmez, je suis persuadé que c’est à cause de types qui n’ont aucun principes dans leur politique que l’on va dans le mur. La politique du « pragmatisme », de régler les problèmes à vue plutôt que de choisir une ligne et de s’y tenir.
    @Arnaud: pour la taxe au sac tu te trompes. Le rôle étatique n’est pas tant dans la taxe au sac en tant que tel, mais dans la décision d’instaurer un monopole dans la gestion des déchets; ce monopole n’a pas grand chose à voir avec l’introduction de la taxe au sac. Le principe de la taxe au sac, c’est que celui qui consomme un service le paie. On peut très bien imaginer une taxe au sac sans Etat mais avec des incinérateurs privés.

  3. Si vous relisez les différents commentaires, vous verrez que je défends une position intermédiaire entre le libéralisme et le Tout-Etat (je n’aime pas employer le terme socialisme). Le marché fonctionne parfaitement pour certains bien, moins pour d’autres et finalement pas du tout pour le reste. Je n’estime donc pas me contredire, contrairement à vous, qui le faites par ignorance.
    « Si l’Etat doit intervenir ensuite, c’est uniquement parce qu’on juge utile qu’il s’en mêle »
    L’Etat intervient avant, au moment de l’application de ce principe.
    Finalement je n’ai aucun doute que mes compétences en économie soient supérieures aux vôtres, comme je ne doute pas que vos compétence en droit dépassent largement les miennes. Vous n’avez apparemment aucun background en la matière n’avez pas les capacités de prendre du recul et êtes un mouton populiste misérable. C’est à cause de type comme vous que le monde va droit dans le mur.

  4. Merci Philippe de m’expliquer ce qu’est le principe du pollueur payeur. Ce que tu ne sembles pas vouloir comprendre c’est que le marché n’est pas toujours parfait, puisque les hypothèses de la perfection des marchés sont rarement (jamais) réalisées. L’Etat intervient parfois pour tenter de permettre au mécanisme de marché de fonctionner. Exemple : la taxe au sac.
    Sur ce je vous souhaite une bonne journée car je ne pense pas qu’on avance, j’en ai la conviction quand je te vois critiquer les compétences économiques de G.B.

  5. Arnaud: non, ce n’est pas l’Etat. Le pollueur-payeur, c’est par exemple la taxe au sac. Tu consommes, tu paies pour la destruction du bien que tu as acquis. Pas besoin de l’Etat pour t’envoyer un bordereau d’impôts.

  6. Je vous renvoie, à nouveau, à vos remarques. Vous vous contredisez en commençant à admettre que le principe s’appuie sur des valeurs libérales.
    Si l’Etat doit intervenir ensuite, c’est uniquement parce qu’on juge utile qu’il s’en mêle. Si l’Etat n’offre pas ce genre de services et que la propriété est garantie, nul besoin de l’Etat pour appliquer ce principe.
    Vous n’avez malheureusement pas grand chose compris au libéralisme et vos compétences en économie me paraissent bien douteuses.

  7. Voilà. M. Dubois a parfaitement expliqué la chose. Le principe du pollueur-payeur est l’exemple parfait d’un libéralisme modéré, dans lequel l’Etat intervient pour corriger les défaillances du marché. Le principe en lui-même peut en effet être vu comme libéral dans la mesure où il est fondé sur la responsabilité. Simplement cette responsabilité doit être forcée par l’Etat, sans quoi personne n’aurait d’intérêt à le faire.
    Cela parait tellement logique que je n’ai pas jugé utile d’expliquer mes propos. Et de toute manière vous auriez trouvé une ânerie à me rétorquer.
    Que vous ne soyez pas capable de vous en rendre compte vous même prouve tout simplement votre incompétence à comprendre l’économie.

  8. C’est quand même l’Etat qui va le mettre en place Philippe non ?
    J’ai du mal à imaginer que les individus et entrepreneurs aient tous assez de responsabilité individuelle (puisque ce terme t’es si cher) pour l’appliquer eux-même.

  9. Je vous renvoie à vos insultes, je constate simplement que vous n’avez aucune explication valide de vos propos.
    Le principe du pollueur-payeur remplace le principe que l’ensemble de la collectivité paie pour les coûts engendrés par les pollutions.
    C’est à mon sens entièrement libéral, fondé sur un principe de liberté et de responsabilité, c’est précisément l’inverse d’un Etat qui se charge de ce genre de tâches.

  10. Au contraire ! Le principe du pollueur-payer est tout l’inverse de l’intervention étatique, c’est un principe complètement libéral. Par exemple, au lieu de demander à l’Etat de financer le traitement des déchets, c’est lui qui en crée qui le finance.
    Je ne vois pas ce que le pollueur-payer a d’étatiste.

  11. Vous avez vous-même cité le principe du pollueur-payeur et reconnaissez donc implicitement la nécessité d’une intervention étatique, sans quoi ce principe ne pourrait tout simplement pas exister. Merci pour cette démonstration, je n’aurais pas fait mieux.

  12. Oh, je fais pas tellement confiance aux élus, plutôt aux individus.
    Tu as un exemple dans lequel le mécanisme de fixation des prix par l’offre et la demande ne fonctionne pas et que l’Etat au pu résoudre le problème ? J’en connais aucun.
    Mais je bosse pas trop avec le WWF et les autres associations de dangereux extrémistes.

  13. Bon ok, alors je me laisse entraîner par ton optimisme béat et je fais confiance à nos élus.
    Et continuons de stigmatiser tout soucis écologique en parlant du WWF, c’est ça l’art du compromis que tu exerces au parlement ?
    Tu as certainement connaissance du rapport Stern (on ne peut pas dire que Stern soit membre du WWF), rapport dont les prévisions ont d’ailleurs été revues à la hausse depuis. Mais c’est que du vent, l’offre et la demande assure la bonne allocation des ressources. Ca je le sais je l’ai appris lors de mon premiers cours d’économie au collège, je pense qu’on l’apprend même à l’école club Migros, mais lorsque le prix ne prend pas en compte toute les externalités, l’école club Migros ne peut plus rien faire.

  14. Ca c’est le point de vue du WWF. Le prix s’adapte à l’offre et à la demande, et ça marche très bien. La durabilité en quoi ? En quantité de pétrole disponible ? Le prix assure précisément que l’empreinte écologique fonctionne sur le long terme puisqu’il permet un équilibrage des ressources.

  15. Plutôt que de faire une liste des manquements, je dirais simplement qu’il me semble naïf de penser que cela est suffisant, puisque notre niveau de consommation est toujours incompatible avec une empreinte écologique qui assurerait une durabilité. Les prix ne donnent donc pas les bonnes indications.

  16. Mais tu as un exemple ? Les carburants sont taxés, le traitement des déchets est payant, etc. Il manque quoi ?

  17. Aie alors je me fais encore plus de soucis.

  18. L’application du principe du polleur-payeur permet justement de prendre en charge ces externalités. Je ne vois pas vraiment ce qui n’est pas pris en compte aujourd’hui dans les prix en matière d’environnement…

  19. La prise en compte de toutes les externalités qui atteignent l’environnement.

  20. Des responsabilités là où elles peuvent être individuellement gérées. Certains concepts dépassent le cadre de l’individu, comment dès lors pouvoir prétendre que les problèmes qui en découlent peuvent être réglés par l’individu? Il faudrait pour cela que tous les marchés sans exception fonctionnent parfaitement, or les hypothèses à la base de la concurrence qui fondent le libéralisme ne sont que très peu vérifiables. C’est là que l’Etat intervient.

  21. La part environnementale ? C’est à dire ?

  22. à Philippe : encore faudrait-il que les prix, principaux outils de l’allocation des ressources dans le libéralisme, contiennent la « part environnemental » ce qui n’est absolument pas le cas.

  23. Entièrement d’accord pour les compromis quand ils sont nécessaires.
    Par contre, je ne crois pas que la vérité soit au milieu. Je crois sincèrement aux vertus du libéralismes, surtout en matière de protection de l’environnement. Je suis convaincu que le marché est beaucoup plus à même de répondre aux défis environnementaux que l’Etat.
    Oui, on peut (on doit ?) opposer libéralisme et socialisme. Je ne vois pas ce qu’il peut y avoir entre « l’individu est responsable » et « la collectivité est responsable ». Des demi-responsabilités ? Je n’y crois pas.

  24. J’ai voulu lire l’article en lien mais me suis arrêté rapidement, à la phrase suivante
    « Si les régimes capitalistes étaient néfastes pour l’environnement, nous nous attendrions à observer une performance environnementale supérieure dans les pays socialistes, ce qui n’est absolument pas le cas »
    Ce n’est pas parce que les pays socialistes ont pollués que cela ôte la responsabilité du libéralisme en la matière. Une fois encore, tout n’est pas libéralisme contre socialisme. Des solutions intermédiaires peuvent être trouvées et plutôt que de camper sur des positions dogmatiques il conviendrait de reconnaître quels sont les points positifs et négatifs de chaque système. Or à vous lire il semblerait que le libéralisme n’ait que des bons côtés et le reste que des mauvais. Vous êtes suffisament intelligent pour savoir que la réalité est au milieu et j’ai de la peine à comprendre votre acharnement à vous faire passer pour plus bête que vous ne l’êtes.
    Et bravo pour faire preuve de compromis au Grand conseil. On appelle ça le jeu politique, et vous savez très bien que vous n’avez pas le choix si vous voulez faire passer vos idées.

  25. @ G B
    La Norvège, intéressant. Non, je ne peux pas comparer l’économie suisse avec celle d’un pays dont les hydrocarbures représentent 35% des exportations, et donc des ressources inouïes pour un Etat.
    Pour le reste, il y a des comparaisons intéressantes entre les deux pays, mais je n’ai pas dit que nous étions les seuls à nous en sortir convenablement.
    J’ai lu les critiques du PIB mais je les soutiens pas beaucoup. Le PIB est un excellent moyen de comparer des situations (l’évolution dans le temps et dans l’espace) et il mesure tout de même la somme des valeurs ajoutées, ça me paraît assez fiable.

  26. La courbe de Lorenz pour mesurer la vitalité d’un pays ? J’ai pas l’impression que la Suisse souffre d’inégalités criantes de revenu. D’ailleurs, avec un revenu médian d’environ 6’000 francs par ménage, on s’en sort bien.
    Ma critique sur l’argument environnemental n’avait pas passé mon filtre anti-spam, désolé, je le remets ci-dessus. Ca déconne parfois wordpress.
    Pour le reste, je crois avoir des avis nuancés et je sais faire preuve de compromis (au Grand Conseil par exemple). Je ne transige par contre pas sur mes valeurs libérales. Mais si nécessaire, je peux ajouter des « en principe » et « d’une manière générale » à gauche et à droite dans mes textes 🙂

  27. 1. Vous n’avez pas trouvé de données sur la Norvège ou préférez ne pas la mentionner puisqu’elle est le parfait contre-exemple de vos théories?
    2. Le PIB est plus que discutable en tant qu’indicateur. Renseignez-vous sur les critiques qui lui sont adressées avant de vous en servir.

  28. J’aimerai entendre ta critique sur l’argument environnemental alors.
    Pour les indicateurs, la courbe de Lorenz pourrait être intéressante, mais je doute qu’elle te parle beaucoup.
    Je crois qu’on ne nous mettra pas d’accord, puisque visiblement nous n’avons pas les même priorités, ni la même vision du monde. Il est par contre intéressant de nuancer parfois un peu le propos. Tout n’est ni tout noir ni tout blanc et je ne pense pas te l’apprendre puisque je ne doute pas de ton intelligence, certainement qu’ un discours plus nuancé n’est pas assez intéressant pour se profiler politiquement.

  29. Et quand même pour répondre à THE argument de G B que j’ai ignoré, je vous l’accorde 🙂
    « Le libéralisme que vous chérissez tant à fait plus de dégât sur l’environnement que tous les autres systèmes qui ont traversé l’humanité réunis (certains d’entre eux durant des siècles d’ailleurs, alors qu’il n’aura fallu que quelques décennies au libéralisme pour provoquer une des plus grosses crises que le monde moderne a connu). »
    Vous voulez rire ? Le pire des régimes du point de vue environnemental est sans aucun doute le socialisme tel que connu en URSS.
    Au contraire, un système libéral, fondé sur la propriété privée des biens environnementaux, conduit à une préservation de cet environnement. Je vous invite à lire cet article intéressant à ce sujet:
    http://www.contrepoints.org/2012/07/09/89722-mythes-economiques-le-capitalisme-detruit-lenvironnement

  30. Aucun de ces arguments ne tient face à la critique.
    Non, je ne crois pas un instant que les interventions étatiques améliorent quoi que ce soit dans l’économie. Pour ce qui est du diplôme d’avocat, il ne me gène pas, mais je serais favorable à permettre à quiconque de plaider en justice. Cela n’exclut pas la formation à ma connaissance. Pour la médecine, dans la mesure où elle est payée par les deniers publics (assurance maladie), il est logique que des règles soient fixées. Qui paie commande.
    Pour les pays scandinaves, j’ai pris en compte le PIB par habitant (soit le revenu) et le taux de chômage, mais je suis ouvert à d’autres indicateurs. Mais lesquels ?

  31. En vous lisant, j’ai eu l’envie d’intervenir, bien qu’il me semble difficile d’avoir une discussion constructive tant Philippe N. reste campé sur ses positions et balance ses vérités comme si elles étaient paroles d’évangile (le comple pour un PLR).
    Les arguments ne résistent pas à quelle critique ? La motié des arguments de cette discussion, tu les as ignoré. Je suis effaré que tu puisse croire que tout soit linéaire, pour ma part je pense qu’il y a un niveau d’intervention de l’Etat optimale qui n’est pas 0, cela ne veut pas dire que je souhaite le retour du communisme. Mais selon ta vision, il n’y aurai pas besoin de diplôme pour exercer la médecine, ni le barreau d’ailleurs … qu’il aurait fallu apprendre par ses propres moyens.
    Quant aux pays scandinaves, il y a d’autres indicateurs que le PIB pour mesurer du bien-être d’une population.

  32. Je vous arrête tout de suite. Aucun argument n’est dangereux, mais il ne résiste pas à la critique.
    Les pays scandinaves ? Notre PIB par habitant est bien plus élevé, notre taux de chômage beaucoup plus faible, etc. Essayez Google Public Data Explorer pour comparer, vous verrez que notre situation est bien plus enviable que celle du Danemark, de la Suède ou de la Finlande.

  33. Quid des pays scandinaves, qui font partie de ceux qui s’en sortent le mieux? Je ne réponds pas plus d’une phrase car chaque argument potentiellement dangereux pour vos théories et ignoré ou détourné malhabilement.

  34. Avant la titrisation des dettes, il y a la contraction de ces dettes surtout.
    Je suis convaincu que la force de la Suisse vient de réflexes libéraux: en matière du droit du travail, en politique monétaire (en général), en matière de libre-échange et de taxes, etc.
    Les Etats les plus embourbés aujourd’hui sont ceux à avoir fait le plus application des politiques sociales-démagogiques.

  35. La crise des subprimes prend aussi sa source dans la titrisation des dettes hypothécaires orchestrées par des banques qui n’y voyaient que les moyens de se faire encore plus d’argent. A vous lire les choses sont bien simples. Une cause –> une conséquence. La réalité est plus complexe.
    Et si la Suisse s’en tire le mieux, rien n’indique que cela provienne du libéralisme. D’autres facteurs doivent aussi être pris en compte. Là encore, une conclusion (trop) rapidement tirée.. Un exemple : la force du franc suisse. Mais là aussi, sans intervention étatique, celui-ci aurait fini par nous causer plus de mal que de bien. Le libéralisme voué à lui-même provoque bien trop d’inégalités et d’externalités négatives, ceci est indéniable. Un contrôle est nécessaire. Loin de moi de dire que celui que nous avons actuellement est efficace, mais il est nécessaire, faute de mieux.

  36. Au contraire ! Regardez la force qu’on pris les Etats ces 30 dernières années ! Leur poids dans les PIB n’ont fait que croître, les régulations se sont développées dans tous les domaines. Qu’on l’admette ou non, les accords internationaux sur les questions financières n’ont pas disparu depuis la crise du pétrole, ils n’ont au contraire fait que se renforcer. Et on peut faire le même constat dans tous les autres domaines.
    D’ailleurs, la crise des subprimes prend bien sa source dans les velléités du gouvernement US de soutenir artificiellement l’accès à la propriété… avec l’échec que l’on connaît.
    Non, c’est bien un système économique dans lequel l’Etat joue le rôle le plus faible qui fonctionne. La preuve en est d’ailleurs la Suisse, sans doute un des Etat les plus libéraux d’Europe, qui est celui qui s’en tire le mieux, ou parmi ceux.

  37. Mesurez-vous tout de même l’ampleur des dégâts qui ont été causés par cette crise, elle-même le fruit du libéralisme de ces trentes dernières années? Les interventions étatiques se sont avérées nécessaires pour corriger les effets néfastes qui n’ont cessé d’apparaître. Elles sont la conséquence et non la cause des problèmes. L’Etat au secours des pauvres banquiers, et vous prétendez que le libéralisme fonctionne mieux que jamais?
    Sur quoi vous basez-vous pour affirmer que le libéralisme est le plus solide des systèmes? Grâce aux progrès techniques qu’il a produit? Sans les renier, il faudra bien que cela s’arrête un jour… Le libéralisme que vous chérissez tant à fait plus de dégât sur l’environnement que tous les autres systèmes qui ont traversé l’humanité réunis (certains d’entre eux durant des siècles d’ailleurs, alors qu’il n’aura fallu que quelques décennies au libéralisme pour provoquer une des plus grosses crises que le monde moderne a connu). Grâce à la liberté individuelle qu’il offre? On sait bien que seule une poignée de gens en bénéficient vraiment…

  38. Bien au contraire, le libéralisme fonctionne mieux que jamais et tous les problèmes que vous évoquez viennent précisément d’interventions publiques là où il n’en faudrait pas.
    Je ne propose pas un allègement fiscal à offrir aux entreprises qui viendraient s’installer, mais une diminution de l’imposition générale des entreprises. Bref, au lieu d’une intervention publique, une diminution des interventions publiques.
    La crise l’a montré jusqu’ici: le libéralisme est le plus solide des systèmes, chaque fois que l’Etat fait une entorse, il finit dans le mur.

  39. Pourtant le marché libéral ne cesse de montrer ses limites. La concurrence ne résoud pas tout, loin s’en faut. Les premières victimes dans l’arc lémanique en sont évidemment les bas revenus, qui ne semblent pas entrer dans vos priorités. L’Etat vaudois réagit, il est vrai, mais toujours avec du retard.
    Et vous avez raison, les départs des multinationales posent problème. Après avoir pu profiter allégrement d’allégements fiscaux et du know-how de l’arc lémanique, celles-ci s’en vont tranquillement produire là où c’est moins cher, au grand damne des pauvres politiciens vaudois qui s’étaient tant battus pour les faire venir. Cela illustre avant tout la fragilité du système actuel et même la Suisse finira par être touchée par cette crise qui n’est que la pointe de l’iceberg. On a jusque là avancé à l’aveugle en pensant que le marché libéral pouvait justement tout régler, il est peut-être temps d’apprendre à remettre en question le dogme néo-libéral, sans quoi on continuera de s’enfoncer

  40. Je crois qu’on a encore de la marge. Ces dernières années, c’est plutôt le départ de multinationales qui a posé problème, pas leur arrivée.
    Et j’ai toujours autant confiance dans les règles du marché libéral pour réguler ce genre de situations. D’une manière générale, je pense que le problème d’infrastructures de l’arc lémanique est tout de même secondaire face aux avantages procurés par l’arrivée de ces sociétés.

  41. ça suit mais jusqu’à quand? Je connais mieux le canton de Fribourg, dont les conditions peuvent être comparées à ceux du Chablais, dans la mesure où la croissance démographique y est en partie due au « débordement » de l’arc lémanique. Ca suit aussi pour le moment, mais de nombreux problèmes se posent et il convient d’avoir une vue d’ensemble avant de balancer des « solutions miracles » en quelques lignes.
    Qu’entendez-vous par EcoPop?

  42. Si vous connaissez un peu le Valais et son développement, vous sauriez que les infrastructures suivent. On a signé ce printemps la convention pour la rénovation de la ligne du Simplon, un nouvel hôpital est en construction, ça suit, ne vous en faites pas.
    Personnellement, je suis plutôt favorable au l’augmentation démographique, je suis pas très EcoPop pour ne rien vous cacher.

  43. L’argument concernant les infrastructures est débattu partout où la croissance démographique fait pression, je n’invente rien. Cette dernière n’est de loin pas à considérer d’emblée comme positive.
    La raison tient au fait qu’il existe des « paliers » qui, une fois franchi, exige des investissements qui dépassent les rentrées fiscales marginales. Donc oui, l’arrivée de nouveaux contribuables pourrait, et je ne dis pas que ça sera forcément le cas, coûter plus cher qu’elle ne rapporte. Un petit cours de finance publique avant de botter immédiatement cet argument en touche en affirmant qu’il ne tient pas la route ne vous aurait sans doute pas fait de mal.

  44. Au final, la mesure coûterait environ 40 millions de francs. Donc il faudrait accueillir une multinationale qui annonce un bénéfice de 800 millions de francs par années pour compenser la mesure. Ce n’est pas rien, je l’admet, mais ce n’est pas quelque chose de complètement fou.
    L’argument concernant les nouvelles infrastructures ne tient pas debout. Vous oubliez que vous augmentez aussi les recettes fiscales des personnes physiques. Nous avons pu constater jusqu’ici que l’Etat était financé par l’impôt sans avoir besoin de recourir à l’endettement, je ne vois pas concrètement ce qui vous permet d’affirmer que l’arrivée de nouveaux contribuables pourrait coûter plus cher qu’il ne rapporte.

  45.  » Il suffirait d’attirer une seule grande entreprise pour combler le déficit de recettes et créer massivement des emplois pour les Valaisannes et les Valaisans.  »
    Jolie phrase balancée au hasard sans aucun calcul ni argument… De plus, les besoins en infrastructures supplémentaires liés à l’arrivée inévitable de nouveaux habitants en cas de « création massive » d’emploi engendreront aussi des frais, et rien n’est moins sûr que les recettes liées à une seule entreprise puissent les couvrir.
    « Comme à Neuchâtel, Fribourg ou Jura, je propose de diminuer par palier l’impôt sur le bénéfice pour atteindre un niveau très attractif. »
    Ces cantons ont des problèmes bien spécifiques et différents et ne peuvent pas être mis dans le même panier de cette manière. Pour bien connaitre ceux de Fribourg, je peux par exemple te dire que l’arrivée « d’une seule grande entreprise » ne suffira pas…


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