Débat Canal 9: De l'éolienne au loup

Philippe Nantermod

Philippe Nantermod

Débat Canal 9: De l'éolienne au loup

Les règles de protection de l’environnement sont-elles devenues trop strictes ? La Suisse s’apprête à se passer d’énergie nucléaire, alors pour la remplacer faut-il faciliter la construction d’éoliennes ou le rehaussement de barrage…
La question se pose. Autre exemple, la protection du loup… certaines voix s’élèvent pour la réduire. On pense ici par exemple à la motion de Jean-René Fournier qui demande de dénoncer la convention de Berne ou cas il ne sera pas possible de l’amender.
De l’éolienne au loup, s’achemine-t-on vers une protection de l’environnement plus souple ? C’est le thème de ce débat.
Le débat sur le site de Canal 9

Commentaires

  1. Cher Philippe,
    Je vous conseille également de revoir certaine notions d’écologie (la science) et de biologie.
    « il est au sommet de la chaîne, il prend une place qui est déjà occupée. »
    La place est prise, donc non disponible à une autre espèce que l’homme, vous ne souhaitez donc pas la biodiversité, car elle entend une multitude d’interactions que vous réduisez à un jeu de chaise musicale où il y aurait qu’une seule chaise. Bien au contraire, le loup n’est pas seule au sommet, le lynx également, l’aigle dans une moindre mesure et l’homme bien évidemment. La nature n’est en tout cas pas une affaire de monopole, d’autant plus que ce canidé était présent bien avant nous, qui a pris la place à qui?
    « Pour preuve, la biodiversité ne s’est pas améliorée avec l’apparition du loup, à l’exception de la présence du loup lui-même. »
    Et pourtant c’est déjà suffisant.
    Comme si une espèce suffisait à définir la biodiversité. L’augmentation de la biodiversité commence par la préservation, la valorisation des milieux. Sans support naturel (le milieu), pas de vie naturel. Le loup est la preuve que le milieu lui est favorable, donc c’est plutot bon signe sur la qualité de la biodiversité de ce milieu. Mais si vous pensez que la biodiversité se limite à des animaux de grandes tailles et que c’est que le loup qui va introduire des espèces végétales en passant la frontières, à part des puces je vois pas, effectivement.
    La sauvegarde du milieu permet l’apparition d’espèce, et non le contraire. La conservation des pratiques agricoles de montagnes le font très bien, à contrario.
    « Le loup abat du gibier qui est déjà régulé par la chasse. Son utilité est donc assez limitée. »
    Même quand il se nourrit de gibier, cela ne va pas. Le loup n’abattra jamais suffisamment de têtes de gibier pour être une véritable concurrence à la chasse, tout du moins actuellement vu le nombre de bête habitant le pays. En biodiversité, la notion d’utilité est à revoir complètement soit dit en passant, car rien n’est utile. Près de 41’032 têtes de chevreuils abattus en Suisse en 2008, combien pour le loup qui a du s’attaquer essentiellement à des bêtes malades ou en fin de vie?
    En tout cas, le loup a au moins l’utilité de nourrir les fantasmes sanguinolents et meurtriers de certains (je vous renvois à certains de vos compagnons féminins de débats). Le rêve, l’émerveillement sont peut-être plus utiles que le souvenir.
    « Je rappelle que cette espèce n’est plus menacée puisqu’elle est présente dans de nombreux pays qui nous entourent. »
    Mais chez nous, ca coince un peu de partout. Le fait qu’elle ne soit pas menacée l’interdit de séjour? Je ne souhaite pas sa réintroduction, mais sa libre circulation et sa bonne gestion!
    « Enfin, un spécialiste de la question m’a confirmé, un peu gêné, que le loup, du point de vue de la biodiversité, représentait un intérêt très mineur… »
    Tout à fait et je le comprends, mais intérêt mineur ne signifie pas son absence.
    Je ne peux que vous encouragez à approfondir ce sujet.
    Pourquoi pas une petite ballade pour en discuter? 😉
    Bien amicalement.
    Antoine

  2. Cher Patrick,
    Merci pour votre message.
    Si on ne peut pas dire que le loup est totalement inutile dans la chaîne alimentaire, on doit néanmoins constater que, vu qu’il est au sommet de la chaîne, il prend une place qui est déjà occupée.
    Le loup abat du gibier qui est déjà régulé par la chasse. Son utilité est donc assez limitée. Pour preuve, la biodiversité ne s’est pas améliorée avec l’apparition du loup, à l’exception de la présence du loup lui-même.
    Je rappelle que cette espèce n’est plus menacée puisqu’elle est présente dans de nombreux pays qui nous entourent.
    Enfin, un spécialiste de la question m’a confirmé, un peu gêné, que le loup, du point de vue de la biodiversité, représentait un intérêt très mineur…
    Le raccourci était peut-être un peu simpliste, je vous l’accorde, mais le fond n’était pas si faux.
    Très cordialement,
    Philippe Nantermod

  3. Cher Philippe,
    Si je peux vous soutenir sur beaucoup de points, notamment sur les abus que constitue le droit de recours des associations ecologistes, je dois malheureusement constater que vous avez du courber les cours de biologie. En affirmant que le loup est inutile car etant au sommmet de la chaine alimentaire, vous oubliez que l’homme se trouve encore au-dessus. Et nous ne sommes pas inutiles a ce que je sache… Potassez encore un peu ce theme, et evitez des raccourcis aussi simpliste… Vous le valez mieux,
    Bien amicalement.
    Patrick


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